Basse-Terre

Basse-Terre

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Basse-Terre située sur la côte sous-le-vent de l’île est le chef-lieu de la Guadeloupe. Principal centre administratif de l’île, Basse-Terre abrite la préfecture, le conseil régional, le conseil général, le diocèse, le palais de justice et la cour d’appel de l’archipel. C’est l’une des villes-centres d’une agglomération de plus de 51 000 habitants.

11 150 hab (2013)

1 929 hab./km2

5,78 km2

Avant que Basse-Terre ne devienne une ville française, une commune, elle a d’abord été un village d’Amérindiens horticulteurs et potiers. En effet, il s’élevait juste sur le site de l’actuelle cathédrale Notre-Dame de Guadeloupe, où des excavations archéologiques ont trouvé des restes humains mais aussi des preuves d’occupation, à l’occasion de la restauration de la cathédrale.

En 1635, partie de Saint-Christophe-et-Niévès, une expédition cherchait un lieu d’implantation durable à la Guadeloupe. L’opération est confiée à Charles Liènard de l’Olive et à Jean du Plessis d’Ossonville, qui s’associent à 4 missionnaires et 550 colons. Le débarquement se fait le 28 juin 1635, à la Pointe Allègre, bien loin de Basse-Terre même. C’est la famine qui fait venir la troupe vers le sud, dans les environs de l’actuelle commune de Vieux-Fort au début de l’année 1636. Les rapports entre Amérindiens et colons se dégradent assez vite ; L’Olive entame alors une guerre meurtrière contre les locaux. En 1660, un traité les contraint à se retirer en Dominique et à Saint-Vincent. La guerre obligea à bâtir un fort, aujourd’hui Fort Olive à Vieux-Fort. En 1640, Aubert succède à L’Olive au gouvernement de l’île, et très vite il délaisse le site pour s’installer sur la rive gauche du Galion, ce qui correspond à l’actuelle marina de Gourbeyre. En 1643, Charles Houël, remplace Aubert et en 1649, il délaisse le site de la marina pour la rive droite du Galion et y bâtit un fort. Des religieux élèvent la première église, aujourd’hui l’église Notre-Dame du Mont-Carmel, peu de temps après et la ville s’organise autour de la chapelle, et ce depuis le fort jusqu’à la rivière aux Herbes. Basse-terre est née.

La superficie de la commune, très réduite depuis la fin du XIXe siècle, et son relief montagneux ne lui permettent pas de développer une activité agricole à grande échelle. Seule la distillerie Bologne, productrice de rhum, demeure notable et est l’un des fleurons de la production locale, partagé avec la commune de Baillif. La ville, chef-lieu du département, accueille les principales administrations mais également la Chambre de commerce et d’industrie de Basse-Terre, le secteur tertiaire est donc très important.

Le développement du secteur économique passe par l’amélioration de l’accueil des croisiéristes et des passagers dans le port de Basse-Terre. La première pierre de la gare maritime est posée le 27 décembre 2013. La gare moderne d’une capacité de 100 personnes avec des espaces billetterie et restauration est inaugurée le 2 octobre 2015.

La construction d’un hôtel Première classe du Groupe Louvres Hôtels, visant la clientèle d’affaires, est également programmée

  • Le fort Delgrès (ancien fort Saint-Charles), construit par Charles Houël en 1649.
  • Le Musée Gerty-Archimède ouvert depuis 1984 dans la maison où vécut l’avocate et femme politique Gerty Archimède.
  • L’hôtel de ville a été construit en 1889. Pour les fêtes du Tricentenaire du rattachement des Antilles à la France, Georges Rohner a réalisé six tableaux pour décorer le bâtiment.
  • Le Palais de justice, ensemble des bâtiments du palais de justice construit par Ali Tur. Il sert de tribunal et y abrite la cour d’appel et le tribunal de grande instance. Il est classé aux monuments historiques par arrêté du 15 décembre 1997.
  • L’horloge du marché, se trouvant à l’intérieur du marché aux épices de la ville et datant de 1932, est l’œuvre de l’architecte Ali Tur.
  • Lycée général et technologique Gerville-Réache, construit dans le 1er quart du XIXe siècle, il abritait un hôpital militaire qui fut ensuite converti dans les années 1950 en lycée. Classé par arrêté du 15 janvier 1979.
  • Conseil régional de la Guadeloupe, bâti récemment (1991-1993), il abrite les bureaux des conseillers régionaux et du Président de l’exécutif régional.
  • Conseil général de la Guadeloupe, bâti sur le site de l’ancien Palais du Vieux Gouvernement, classé depuis 1997 aux Monuments historiques.
  • La Préfecture de la Guadeloupe, sur le site de l’ancien hôpital militaire détruit en 1794 par un incendie, il devint un quartier d’artillerie que l’on nommait jadis « Caserne d’Orléans » au XIXe siècle.
  • Le boulevard Maritime.
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